Flambée de la taxe foncière : À Fourqueux aussi

Taxes_Foncières

L’Union Nationale des Propriétaires Immobiliers (UNPI) vient de faire paraître une étude qui a été largement commentée dans les médias nationaux. Sur les 5 dernières années, la hausse de la taxe foncière a atteint 14% en moyenne par rapport à une inflation qui n’a pas dépassé 3%.

NEF a voulu comparer ce chiffre avec l’évolution enregistrée à Fourqueux sur la même période, c’est-à-dire entre 2012 et 2017. Dans notre commune, la taxe foncière a augmenté de 27% en 5 ans. Cette hausse se décompose comme suit :

  • Part communale : +8%
  • Part départementale : + 74%
  • Taxe d’enlèvement ordures ménagères : + 14%

Nos concitoyens ont donc tout particulièrement été touchés par cette flambée de la taxe foncière, surtout sur la part départementale qui a enregistré une hausse historique au point qu’elle tend à dépasser en montant la part communale.
Et les mauvaises nouvelles risquent de continuer dans l’avenir. Avec le projet de la nouvelle majorité de supprimer la taxe d’habitation pour 80% des contribuables, la taxe foncière va devenir le seul impôt local  sur lequel les collectivités pourront agir afin d’augmenter leurs ressources. Et Fourqueux, classée comme commune riche, est sous la menace de prélèvements croissants au titre de la péréquation avec les communes plus pauvres ou de la conformité avec la loi SRU.

Une dernière menace vient du projet du gouvernement figurant dans la Loi de finances pour 2018 de modifier les règles d’évolution de la Dotation Globale de Financement (DGF). Jusqu’ici  celle-ci variait en fonction d’un coefficient national qui ne tenait pas compte de la situation financière de chaque commune. Le projet consiste à lier l’évolution de la DGF aux efforts que font les communes pour réduire leurs dépenses de fonctionnement et se désendetter.
Or, Fourqueux est loin d’être le meilleur élève en la matière,  supportant aujourd’hui une dette élevée (5 millions d’euros), héritage des travaux entrepris dans le cœur de village. Il faut donc s’attendre à une pression croissante venant de l’État pour que nous réduisions cet endettement, par une baisse de nos dépenses de fonctionnement, et probablement aussi par une hausse supplémentaire de la pression fiscale.

 

 

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