Article orienté dans le Parisien, Matthieu Cadot réagit

Très partisan dans ses propos, un article du Parisien, paru le 6 janvier sur son site et dans une version papier édulcorée,  cherche clairement à faire transparaître une parfaite réussite de la fusion.
Ce qui est retranscrit dans cet article ne reflète qu’une partie seulement de l’entretien que j’ai consacré au journaliste. Si mon intervention est la seule qui émette des critiques à l’égard du bilan de la fusion, seulement certaines, bien tièdes, ont été choisies et éditées. Je me demande par ailleurs quels Fourqueusiens ont été rencontrés, à en croire leur apparente adhésion à un projet qu’ils ont rejeté et qu’ils sont encore nombreux, compte tenu des nombreuses remontées qu’ils nous font, à désapprouver. Il semble que nos concitoyens chauffés au tout électrique et qui voient leur taxe sur l’électricité augmenter ou que les parents d’élèves qui paient bien plus cher la restauration scolaire depuis la fusion n’ont pas été interrogés…

Je tiens donc à ajouter ce que j’ai pu préciser, à savoir que nous déplorons solennellement les faux-semblants en matière d’amélioration fiscale. Les aspects bénéfiques en termes budgétaires sont dus notamment aux avantages financiers très temporaires – 3 ans seulement – accordés à toutes les communes qui fusionnent : augmentation de la DGF, suppression des pénalités SRU …
Par ailleurs, nous nous offusquons de l’absence totale d’investissement des élus de la commune déléguée, en premier lieu de son maire, pour faire vivre la démocratie locale. Ils ne respectent pas du tout les engagements de la campagne qu’ils ont menée en faveur de la fusion, contre l’avis de la population. Ce n’est pas seulement pour les attributions de subventions aux associations que le conseil communal doit se réunir, mais aussi pour toutes les décisions prises sur le territoire fourqueusien. En un an, jamais Daniel Level n’a eu le courage de le réunir, malgré ce qu’il ose affirmer en conseil municipal et malgré nos demandes maintes fois réitérées. La charte de gouvernance, qui était pourtant, nous disait-on, une garantie absolue de notre représentativité dans la commune nouvelle, est donc d’ores et déjà bafouée.
Le bilan essentiel d’une année de fusion est donc une représentativité de notre village qui fait cruellement défaut, comme nous l’avions prédit il y a un an.

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