Quid leges sine moribus ?

Si la corruption ou la fraude fiscale imputable à de trop nombreux élus ou ministres fait la une des journaux, certains comportements des mêmes, s’ils semblent moins graves, n’en sont pas moins intolérables et visent tout autant à discréditer ceux qui ont vocation à nous gouverner.
Ainsi du feuilleton concernant l’élection des vice-présidents au bureau de la CASGBS : après la décision subite du président de porter leur nombre à 16 au lieu de 15 (maximum imposé par la loi), ma collègue Anne Gommier et moi-même avons soulevé l’illégalité de cette délibération. Réponse de Pierre Fond : « Puisque vous voulez faire du juridisme, sachez que cette délibération ne peut être annulée que par le tribunal administratif. »
1ère erreur : selon une jurisprudence de longue date et la loi, il est parfaitement loisible au conseil communautaire de retirer un acte illégal dans le délai de recours contentieux.

2e attitude surprenante : aucun des 18 autres maires n’a émis la moindre réserve sur l’adoption de cet acte illégal ou n’a approuvé notre demande d’abrogation.
3e réaction stupéfiante : en réponse au Courrier des Yvelines qui lui rappelle le texte de loi contourné, l’ancien maire de Fourqueux répond avec une désinvolture révoltante : « C’est sans doute un texte qui propose, après on peut proposer autre chose. » !
Si l’on comprend bien celui qui reste maire délégué et adjoint de la commune nouvelle, si la loi ne plaît pas, on l’arrange à sa sauce ! Pourquoi se gêner ? ! Et l’on s’étonne ensuite que le bon peuple mette tous les élus dans le même panier assorti de l’étiquette « Tous pourris » !
L’exemplarité en tous points devrait pourtant être la valeur première des élus. C’est pourquoi nous en faisons une question de principe et demandons au préfet de déférer l’acte contesté. Daniel Level croit y voir une manœuvre pré-électorale. Elle n’est que pur respect de la loi et de nos électeurs.

* Que sont les lois sans les mœurs ? (Horace)

Circulez, y’a rien à voir !

J’ai soulevé dès le 26 avril auprès du président de la CASGBS l’illégalité de la délibération 19-72 votée le 23 avril par le conseil communautaire et qui porte à 16 (au lieu des 15 autorisés) le nombre de membres du bureau. N’ayant pas reçu de réponse, j’ai demandé à bénéficier du règlement intérieur qui autorise à poser des questions non inscrites à l’ordre du jour en fin de séance. Ma collègue de l’opposition de droite à Saint-Germain-en-Laye, Anne Gommier, a fait de même et le président nous a donné la parole le 9 mai. Mais nous avons été extrêmement frustrées par la réponse apportée par Pierre Fond.

Celle-ci ne porte en effet que sur la forme et aucunement sur le fond : le président, sans vouloir expliquer son choix de cette augmentation illégale, se cache derrière son petit doigt en exposant que seul le tribunal administratif est compétent pour annuler cette délibération et que lui est tenu de l’appliquer puisqu’elle a été votée, d’ailleurs à une très large majorité, par le conseil !

Effectivement, aucun des maires présents autour de la table n’a émis la moindre réserve sur ce passe-droit qui n’a au fond qu’une seule justification : préserver l’ego de l’ancien maire, Daniel Level !

Sans doute pour la même raison et pour ne pas trop ébruiter cette entourloupe, nos questions et les réponses du président ne figurent pas dans le compte-rendu de la séance alors qu’elles en font intégralement partie, la clôture n’ayant été prononcée qu’après cet échange !  Circulez, y’a rien à voir !

Conseil municipal du 1er octobre

Conscients de leur poids après le vote de défiance exprimé la veille dans la consultation citoyenne, de nombreux Fourqueusiens sont venus assister au conseil municipal du 1er octobre. Le premier point à l’ordre du jour  concernait en effet la poursuite de l’étude sur la fusion après le retrait de l’Etang-la-Ville et de Mareil-Marly.

Le maire a pourtant d’emblée douché les espoirs de l’assistance en se contentant, sans commentaire, de faire distribuer aux élus le tableau des résultats au questionnaire : près de 70% des Fourqueusiens ayant participé se sont prononcés CONTRE le projet de fusion !!!

Au nom du groupe NEF, Matthieu Cadot, dans un long plaidoyer (à retrouver ici), s’est ensuite adressé à ses collègues élus pour leur demander de surseoir à statuer et de remettre au prochain mandat, si les électeurs en manifestent clairement le souhait, toute procédure de fusion. Il a conclu en  demandant au maire, compte tenu  de “ce sujet si sensible, qui engage la conscience et la responsabilité de chacun d’entre nous” d’accepter que le vote se fasse à bulletin secret. Sollicitation qui lui a été sèchement refusée au grand dam du public.

La délibération autorisant le maire à poursuivre l’étude dans une configuration à deux communes a donc été approuvée à main levée par 18 voix. Les six élus NEF, rejoints par  deux élus du groupe VFE, ont voté contre. Une conseillère municipale de la majorité s’est abstenue.

A l’issue du conseil, les Fourqueusiens intéressés par la fusion se sont offusqués de l’absence de prise en compte de la consultation et du refus du maire de faire voter à bulletin secret, sans même demander qui parmi les élus le souhaitait.

La construction de demain se joue aujourd’hui … L’équipe NEF fera le maximum pour que vous soyez entendus !

 

Les Fourqueusiens en nombre à la réunion publique de NEF

Près de 150 Fourqueusiens avaient fait le déplacement à l’ESPACE ce mercredi 26 septembre, pour entendre l’analyse du groupe NEF sur le projet de fusion de communes et échanger avec ses six élus.
Cette présence massive et les très nombreuses questions posées aux orateurs démontrent à elles seules l’intérêt de la population pour ce sujet qui touche à l’existence même de notre commune après le 1er janvier 2019. Devant un auditoire en très grande majorité hostile à l’absorption pure et simple de notre village (4 200 habitants) par Saint-Germain-en-Laye (42 000 habitants), Matthieu Cadot a largement détaillé avantages et inconvénients de ce projet à deux, par ailleurs absolument pas prévu dans l’étude et les chartes de gouvernance proposées qui n’envisagent qu’un mariage à quatre !
L’Etang-la-Ville et Mareil-Marly s’étant retirés du jeu, la commune de Fourqueux reste seule sous la menace de disparaître dans trois mois.

Les élus NEF appellent leurs concitoyens à manifester par tous les moyens légaux leur opposition à ce processus qu’ils n’ont pas choisi, notamment en participant à la consultation citoyenne organisée par la mairie le dimanche 30 septembre de 10h à 18h mais aussi en interpellant officiellement leur maire et ses adjoints.

Faute de quoi, Fourqueux risque bien d’être le seul dindon de la farce !

Mais de qui se moque-t-on ? !

Dernière minute : nous apprenons aujourd’hui, par un mail expédié à 11h32 par un agent municipal, que la séance du conseil municipal de ce soir “sera immédiatement suivi d’une commission générale qui aura pour thème la présentation des projets de Chartes de commune nouvelle.”

Alors que nous déplorons publiquement depuis plusieurs mois le manque de concertation avec la population et même avec les élus de base,  que la presse locale s’en fait l’écho, que deux maires sur quatre ont enfin accepté de  consulter leurs citoyens sur ce sujet, le maire de Fourqueux choisit subitement de réunir une commission générale qui, par principe, siège à huis clos, et en informe les élus quelques heures avant !

Sans doute table-t-il sur l’absence d’un grand nombre de conseillers que la vacuité extrême du conseil de ce soir, qui devrait être expédié en moins d’une demi-heure, n’aura pas convaincu de renoncer pour cela à leurs obligations professionnelles ou familiales, voire à leurs vacances en ce début juillet !

Le groupe NEF dénonce avec force de tels procédés antidémocratiques et parfaitement scandaleux qui dénotent un profond mépris de l’opposition municipale. Ce simulacre de concertation ne trompera personne et ne fait que renforcer notre conviction que cette marche forcée vers la fusion ne répond pas à un besoin de notre commune mais bien à des visées politiciennes. Les Fourqueusiens sauront s’en souvenir lorsqu’ils pourront enfin s’exprimer dans les urnes !

L’arbre du jumelage

Plantation arbre SchwelmMalgré l’heure matinale, Brigitte Lesgourgues et Matthieu Cadot ont tenu à participer le dimanche 21 mars à la plantation par les Amis de Schwelm d’un mirabellier sur la promenade du Val fleuri.
Ambiance bien sympathique autour d’un café et de bretzels, même si nos deux élus NEF regrettent que ce geste symbolique d’amitié pour notre ville jumelle allemande n’ait rassemblé qu’une petite quinzaine de Fourqueusiens.
En cette année du 10e anniversaire du jumelage entre nos deux commune, la même manifestation s’est déroulée de l’autre côté du Rhin.