De grands absents au LI

Cet après midi, cérémonie officielle de remise des diplômes de l’OIB au Lycée International.
Des représentants consulaires, ministériels français et étrangers, notre député, 323 élèves, dont 78% de mentions Bien et Très Bien,  et leurs familles… Mais une belle absence, celle de Daniel Level et Arnaud Péricard, bien soulignée par Mme Négrel, proviseure du LI.

Le LI, c’est vraiment quand ça les sert mais rien d’autre.
Pitoyable …

Le chantier du Lycée international : un enjeu de sécurité pour nos jeunes concitoyens

Le 26 septembre 2016, le conseil municipal de Fourqueux a voté la cession foncière d’une parcelle de 11 555 m2 au profit du Conseil départemental des Yvelines afin de permettre l’extension et la restructuration du Lycée international de St-Germain-en-Laye.

L’équipe NEF, sans remettre en cause le besoin de rénovation et de modernisation du Lycée international que nombre de Fourqueusiens fréquentent, a voté contre cette délibération, considérant que l’accord de réciprocité lié à la construction d’un nouveau gymnase n’apportait aucune valeur nouvelle à la situation actuelle.

En juin dernier, les premiers engins de chantier ont investi cette parcelle enclavée entre l’école maternelle du lycée, le nouveau terrain de sport synthétique et la résidence des Terres Fleuries.

Durant l’été, le chantier a pris de l’envergure :

  • La grue s’est dressée dans le ciel de Fourqueux.
  • Les bâtiments provisoires devant accueillir les élèves après les vacances de la Toussaint sont sortis de terre.
  • Une zone de stationnement « tampon » destinée aux camions et autres engins de chantier a été créée à la sortie de la Nationale 13 dans l’étroite rue du Fer à Cheval, condamnant ainsi une grande partie du trottoir.

Déjà dans cette phase préparatoire du chantier, nous avons pu observer les premières perturbations de circulation et les premières situations annonciatrices d’accidents :

  • livraisons de matériaux lourds par camion
  • sortie difficile des véhicules de la zone de chantier sur la rue Saint Léger
  • croisement périlleux des automobiles avec les camions circulant dans les virages étroits de la rue du Fer à Cheval ou rue Saint Léger.

La rentrée scolaire du 4 septembre a mis en exergue tout l’enjeu de sécurité autour de cet immense chantier qui s’ouvre pour plusieurs années. L’inauguration est prévue en décembre 2019.

Plus de 2000 élèves de 3 à 18 ans provenant de nombreuses communes des Yvelines et des départements limitrophes fréquentent le Lycée chaque jour. Et plusieurs centaines d’autres dits « externes » s’y rendent aussi pour y suivre les enseignements de sections.

Chaque matin, c’est un parcours du combattant que doivent affronter les élèves piétons, cyclistes et motocyclistes. Il en va de même pour les automobilistes qui déposent leurs enfants ou souhaitent simplement rejoindre la nationale 13 pour accéder à l’A14.
La voirie n’est pas adaptée à un tel chantier implanté dans un secteur de forte densité de circulation.
Le besoin de sécurisation est si flagrant, qu’un Conseiller Principal d’Éducation du Lycée revêt chaque jour son gilet jaune pour assurer une prévention routière devant l’entrée de la rue du Fer à Cheval. Merci à lui mais est-ce sa compétence ?

Dans les prochaines semaines, cette situation tendra inexorablement à se dégrader.

  • Les classes seront transférées dans les bâtiments provisoires situés à proximité direct du chantier alors que la station d’arrêt des cars de ramassages scolaires demeurera en haut du Lycée.
  • Les conditions météorologiques automnales et hivernales vont renforcer les facteurs de risques.
  • Les pics de circulation seront nocturnes et la visibilité réduite.

Il faut revoir le plan de circulation et de prévention routière aux abords du Lycée jusqu’à notre Village de Fourqueux.
Entre le Lycée International, le collège des Hauts Grillets et le Lycée Léonard de Vinci – toujours en chantier avec plus d’un an de retard –, nous exposons plusieurs milliers d’enfants et d’adolescents à une insécurité routière évidente.
Il y a urgence à solliciter le Conseil régional, le Conseil départemental et la mairie de Saint-Germain-en-Laye afin de mettre en œuvre les moyens nécessaires permettant de garantir une sécurité totale à nos jeunes concitoyens qui sont avant tout nos enfants.

Qui n’avance pas…recule !

Ce samedi 19 septembre, concomitamment aux festivités des Journées du Patrimoine, nous avons assisté à la mobilisation massive de maires et d’élus locaux visant à protester contre la baisse des Dotations Globales de Fonctionnement (DGF) octroyées par l’État aux collectivités locales. Ce fut le cas aussi à Fourqueux.

Oui, depuis 2014, le gouvernement s’est engagé dans la réduction de 25% de la DGF qui va passer de 40 milliards d’euros en 2014 à 29,4 milliards d’euros en 2017. Cette baisse de 11 milliards d’euros s’inscrit dans un plan d’économies du gouvernement de 50 milliards d’euros de la dépense publique.

Oui, cette réduction des « aides » de l’État est forte et brutale. Mais prenons un peu de hauteur :

  • le budget de la France est lourdement déficitaire depuis des décennies
  • notre pays vit au-dessus de ses moyens
  • la dette française a doublé en 10 ans pour dépasser 2000 milliards d’euros en 2015 soit près de 100% du PIB
  • notre pays vit à crédit
  • la charge de la dette est le 2e poste budgétaire des dépenses de l’État
  • notre pays est engagé dans un cercle vicieux
  • la France détient la 2e place sur le podium de la pression fiscale au sein des 34 pays de l’OCDE avec un taux de 45% du PIB
  • notre pays est en surchauffe fiscale

Dans ce contexte, rien ne serait pire que de rester ancrer sur des postures politiques, des dogmes idéologiques et sur une vision égoïste de l’exercice de son pouvoir local au détriment de l’intérêt général. Cela conduit inexorablement à l’aggravation de la situation économique et budgétaire de notre pays.

Oui, la mobilisation de tous les acteurs des collectivités locales, élus et citoyens, est nécessaire. Elle a d’ailleurs trois vertus :

  • Sensibiliser les habitants à la gestion financière de leur commune : multiplicité des missions et complexité de pilotage
  • Présenter les actions engagées et à engager pour pallier la baisse de la DGF
  • Débattre de l’évolution nécessaire de l’organisation et du fonctionnement des collectivités locales et territoriales

Mais cette baisse de la DGF constitue aussi un électrochoc nécessaire et salutaire pour stopper une forme de fuite en avant des collectivités territoriales :

  • Les effectifs des communes et intercommunalités ont augmenté de 26% entre 2000 et 2011 sans rapport avec les ressources humaines nécessaires pour assumer le transfert et l’élargissement de leurs compétences.
  • La création des communautés de communes et des intercommunalités n’est aujourd’hui qu’une couche supplémentaire du mille-feuilles des collectivités territoriales. Quelles économies ? Quelles structures supprimer ? Les bonnes intentions originelles sont restées sans suite….
  • On ne compte plus l’argent public gaspillé dans des investissements d’infrastructures communales inadaptées (voire démesurées) ou dont le fonctionnement et l’entretien deviennent un fardeau pour un budget communal : médiathèque, piscine, terrain multisports,…

Notre village de Fourqueux n’échappe pas à la règle. La baisse de la DGF touche aussi notre budget municipal.

L’unique enjeu auquel nous devons faire face est d’assurer la pérennité et la qualité des services qui constituent les missions fondamentales de notre commune, sans augmenter notre endettement ni alourdir la pression fiscale locale.

Oui, cette mobilisation est nécessaire.

Mais elle ne doit pas servir à défendre un bilan ou à chercher d’obtenir un quitus d’une prétendue bonne gestion auprès de ses administrés.

Au contraire, nous devons saisir cette opportunité pour réfléchir sans tabous :

  • à la réduction de nos dépenses
  • au déploiement d’un processus de contrôle de gestion
  • à la mutualisation de nos services avec d’autres communes
  • à l’anticipation des évolutions sociétales
  • à la définition du spectre de nos missions
  • à la priorisation de nos actions
  • à la planification de nos investissements

Ne pas avancer dans cette démarche, c’est reculer.

Jérôme Goulet