Adresse au maire sur la sécurité

Le groupe NEF vient d’adresser ce message à Daniel LEVEL, maire de Fourqueux :

Monsieur le Maire,

Comme vous le savez, plusieurs de nos concitoyens ont été victimes depuis quelques mois de cambriolages, vols de voiture ou à la roulotte, vols à l’arraché avec ou sans violence,  tous actes de nature à générer un sentiment d’insécurité réel ou ressenti.

Certains d’entre eux vous ont interpellé par écrit, en nous mettant en copie de leur message, et se plaignent à nous de ne pas avoir reçu de réponse de votre part.

Sans vouloir nous engouffrer dans ce créneau pour profiter de l’inquiétude de certains, nous estimons que nos concitoyens ont droit à une réponse claire et complète de la part de la Municipalité.

Nous nous interrogeons notamment sur les mesures de sécurité réellement mises en place à Fourqueux pour assurer la sécurité des personnes et des biens et si celles-ci sont objectivement à la hauteur de ce qui existe dans les communes voisines.

Nous vous demandons donc officiellement de porter cette question à l’ordre du jour du prochain conseil municipal afin que nous puissions en débattre sereinement et que nos échanges figurent dans le procès-verbal dont chacun pourra prendre connaissance.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, nos salutations cordiales.

Le groupe NEF

La sécurité en question

POLICELe 4 janvier, un Fourqueusien du quartier des Normandes écrivait au maire, au 1er adjoint, à l’adjointe par ailleurs conseillère départementale, au directeur général des services et à Matthieu Cadot, chef de file de l’opposition NEF, pour leur faire part de son “agacement ” et son “inquiétude sur la question de la sécurité des biens, dans notre commune de Fourqueux“.

Dans la nuit du 24 au 25 octobre dernier, comme un nombre important d’habitants du quartier situé autour de l’allée des Ormes, nous avons été victimes de vandalisme. En effet, cette nuit là, des individus munis d’une bombe de peinture verte s’en sont pris aux véhicules, murs d’enceinte et autres portails. Pour notre part, c’est notre voiture qui s’est retrouvée « valorisée » par un graffiti sur la portière. Si j’en crois ce qui a été porté à ma connaissance par la suite, je peux m’estimer chanceux puisque cette même nuit, plusieurs autres véhicules semblent avoir été vandalisés dans le centre de Fourqueux. J’ai déposé plainte  auprès du commissariat de Saint-Germain-en-Laye, plainte dont j’ai déposé une copie auprès de vos services.

Là où la situation devient plus exaspérante, c’est que 2 mois jour pour jour après cet épisode, nous venons tout simplement de nous faire voler notre véhicule dans la nuit du 25 au 26 décembre 2015. (…) Une petite voiture  stationnée sur la voie publique, en face de mon domicile. (…)

Ce qui m’inquiète maintenant :

– Il y a manifestement un sentiment d’impunité de la part des «équipes » qui sévissent dans notre commune, pour en arriver à des situations de vols et de dégradations multiples et fréquentes, comme celles dont les habitants de Fourqueux sont victimes depuis plusieurs mois et années. Je n’ai pas mentionné ici les nombreux cambriolages, je pense que vous les connaissez mieux que moi.
– Notre véhicule a été volé par des « professionnels » . Manifestement cette équipe nous a observés pendant que nous chargions notre véhicule pour partir en vacances, elle a su déjouer une caméra de surveillance et voler un véhicule sur la voie publique, sans qu’aucun de nos voisins n’en soit alerté.
Nous sommes parents de jeunes  enfants et le fait de savoir que nous avons fait l’objet d’une surveillance rapprochée dans notre quotidien, nous paraît tout simplement insupportable et pose question quant à la capacité des services administratifs compétents à assurer la sécurité des personnes et des biens à Fourqueux.

Cette question, Monsieur le Maire, Madame et Messieurs, je vous la pose donc à vous aujourd’hui afin que vous puissiez nous donner un éclairage sur les actions que vous comptez mettre en oeuvre très rapidement pour assurer la sécurité des personnes et des biens dans notre commune.

Le 12 janvier, Matthieu Cadot répondait à notre concitoyen, en mettant le maire en copie :

“L’équipe NEF est particulièrement sensible aux problèmes de sécurité des biens et des personnes qui malheureusement ne sont pas récents (cambriolages, agressions physiques et vols à l’arrachée, dégradations de véhicules …).
Comme vous le savez, notre équipe n’appartient pas à la majorité municipale et, si elle est une force de propositions, elle n’est pas décisionnaire…
Le problème que vous évoquez et qui devient de plus en plus préoccupant – d’ailleurs évoqué comme un constat par M. le Maire dans son discours de vœux – n’est pour le moment pas au cœur des débats municipaux.
Nous le regrettons et nous vous rappelons que notre équipe a fait des propositions concrètes dans ce domaine lors de la campagne municipale :

Sécurité
prévoir, sécuriser, agir

• Recentrer les activités de la police municipale sur ses principales missions, en particulier la sécurité
• Établir avec les citoyens, à partir de la Charte d’Utilisation Démocratique de la vidéosurveillance, une proposition de mise en place spécifique à Fourqueux
• Organiser un programme de sensibilisation des citoyens à la prévoyance
• Concevoir avec les délégués de quartier, à partir de l’expérience d’autres communes et en partenariat avec la police, un programme de sécurité adapté à chaque quartier

Nous pouvons convenir que ces mesures ne sont pas forcément suffisantes mais elles avaient au moins le mérite d’exister !!! Rien n’a été entrepris depuis, hélas…  Il nous semble pourtant indispensable, comme il y a deux ans, que des propositions et des actions concrètes soient réalisées par la municipalité. Ne rien faire est gage d’un échec assuré en la matière … Il est donc urgent de réagir.”


Le sujet n’a semble-t-il pas paru suffisamment sérieux à la majorité en place puisqu’un mois plus tard, aucune réponse autre que celle de NEF n’est parvenue à la victime de ces délits.

Aujourd’hui, son épouse vient de relancer la mairie :

 

Que faut-il faire pour avoir des réponses et se sentir protégé dans cette ville ?

Il y a 4 mois la voiture était taguée de peinture verte devant la maison, à Noël, elle a été volée ! Nous avons écrit un mail il y a 1 mois, mail resté sans nouvelles.

Hier soir une dame s’est fait agresser dans notre quartier. Il y a un sentiment d’impunité qui monte, et donc d’inquiétude aussi.
Où est la police ? L’une (de nos deux policières) est partie en décembre : a-t-elle été remplacée ? L’autre est arrêtée depuis un bon moment. C’est le bazar devant l’école à chaque sortie. le ton monte…. Que se passe-t-il ??
L’équipe est certainement concentrée sur un grand nombre d’autres projets, comme le bâtiment…
Mais en tant que citoyen c’est notre quotidien qui compte : en plus des problèmes de sécurité, c’est aux micro-détails du quotidien que nous avons un sentiment que les priorités ne sont pas placées au bon endroit : voici quelques exemples : les trottoirs de l’école sont infestés de crottes de chien, le TNI (tableau numérique interactif) est cassé depuis 3 semaines…
Alors où passe votre énergie ?
Il y a quelques années je m’étais investie dans la commission circulation de la ville : Vous m’aviez dit que la sécurisation de notre quartier était budgétée : et RIEN … les voitures roulent toujours aussi vite, les enfants ne sont toujours pas protégés quand ils traversent la rue etc …. qu’attendez-vous ? un accident ? une pétition de quartier ?

NOTRE QUARTIER EST OUBLIÉ DE LA MAIRIE…….

Une fois encore, nous constatons et regrettons que l’équipe municipale en place néglige de répondre à ses administrés.
Inquiète de la dégradation de la sécurité dans notre village, vos élus NEF vont interroger officiellement M. le Maire sur les moyens qu’il compte mettre en place face à ce problème.
Nous ne voulons pas de belles paroles lénifiantes sur une pleine page de l‘À Propos, nous voulons des actes forts !

Hausse de 66% de la part départementale de la taxe foncière en 2016

Hôtel du départementLe Conseil départemental des Yvelines a voté le 22 janvier, à l’unanimité moins deux voix, le relèvement de 7,58% à 12,58% du taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties. Cette hausse est justifiée par la croissance continue des dépenses sociales du département alors que dans le même temps, les dotations de l’État sont en baisse, tendance aggravée par la péréquation financière qui est imposée en faveur des départements moins riches. La hausse a été présentée comme devant atteindre 125 euros en moyenne par propriété. Mais pour une taxe foncière égale à 1800 euros en 2015, elle se montera à 320 euros.

Cette hausse brutale intervient dans un contexte où la pression fiscale est déjà aux limites du supportable pour beaucoup de nos concitoyens. Rappelons à cet égard que les taxes locales  sont des impôts sur le revenu supplémentaires qui ne tiennent pas directement compte des revenus des contribuables. De plus,la stabilité des taux au niveau départemental au cours des dernières années avait permis d’atténuer l’impact de la hausse des taux décidée au niveau communal.

Dans ce contexte, les élus NEF demandent instamment à ce qu’il n’y ait pas de hausse supplémentaire des taux des taxes locales à Fourqueux en 2016 pour la quatrième année consécutive. Ils regrettent vivement à cet égard la présentation tardive du budget en conseil municipal. Le débat d’orientation budgétaire n’est prévu que le 28 mars (il a eu lieu le 14 décembre à Saint Germain-en-Laye et au Pecq) pour un vote du budget le 11 avril.

Article Parisien 19 janv. 2016

Pistes cyclables à Fourqueux

piste cyclableL’année 2015 s’achève et toujours aucune piste cyclable ni axe partagé à Fourqueux. Lors de la campagne électorale 2014, la création de « modes doux de déplacement » était pourtant une mesure phare et une promesse de campagne de la majorité en place.

S’il est vrai qu’en commission Transport, tout le monde s’accorde à dire que la rue du Maréchal Foch devrait être un axe partagé et que l’allée des Jardins pourrait être prise dans le sens de la montée par les cyclistes, absolument rien n’est mis en œuvre à ce jour.

Que se passe-t-il alors, pourquoi les promesses ne sont-elles pas suivies d’actions ? Opposition des riverains, problèmes budgétaires ou transfert de cette compétence à la nouvelle communauté d’agglomération Saint-Germain Boucles de Seine ?

Il est pourtant impératif que chacun d’entre nous prenne la mesure de la situation actuelle – Noël caniculaire, constats faits lors de la COP 21, pics de pollution récurrents en région parisienne – qui nous impose  un changement des modes de déplacement et de consommation d’énergie.

Favoriser, au niveau communal, les modes de transport doux, tels que la mise en place d’axes partagés et de pistes cyclables, fait clairement partie de nos possibilités et de notre responsabilité pour participer à la protection de notre environnement. Cette prise de conscience est urgente et doit être suivie d’actions concrètes !

NEF continuera à œuvrer à la mise en place des modes de transport doux dans le cadre de son travail au sein des commissions.

Pour le groupe NEF.

Yann Morvan

Conseil municipal du 16 novembre 2015

Hormis des délibérations concernant la gestion d’affaires courantes et des modifications d’attributions de compétences optionnelles et facultatives de la future communauté d’agglomération, le conseil municipal du lundi 16 novembre a abordé deux points qui ont particulièrement retenu notre attention :

1- Acquisition de locaux commerciaux dans le cœur de village

Il s’agit d’un local de 134 m² et d’un bureau de 71 m² accompagnés de 3 places de stationnement, acquis pour un montant de 329 000 €. La municipalité souhaite qu’un commerce s’installe dans le premier, le second étant réservé au vétérinaire.

Les élus NEF demandent quel est le retour sur investissement prévu sur un tel investissement. B. Ophèle, maire-adjoint, répond qu’il attend un retour d’environ 6% de l’investissement en loyer, ce qui équivaudrait à un emprunt à 2,5% sur 22 ans environ pour rentabiliser l’opération. Il reste néanmoins acté qu’aujourd’hui, on ignore quel commerce pourrait être véritablement intéressé, d’autant que des travaux d’aménagement de local sont nécessaires.

Les élus NEF s’interrogent également sur la pérennité de l’installation du vétérinaire. Il est répondu qu’en effet, celle-ci n’est pas assurée mais qu’il ne devrait y avoir aucune inquiétude à louer ce local par la suite.

Sceptiques sur un tel investissement en période financièrement difficile et craignant que tant que le grand local n’est pas loué, les charges de propriétés ne pèsent sur notre budget de fonctionnement, d’une part, considérant la situation économique actuelle et l’attractivité commerciale de nos villes voisines d’autre part, les élus NEF indiquent leur intention de vote :

« Comme nous l’avons déjà annoncé lors du Conseil municipal du 28 avril 2014, le groupe NEF s’oppose à une telle dépense pour acquérir dans le cœur de village des locaux commerciaux destinés à être mis en location. Il nous semble en effet que l’activité de bailleur commercial ne relève pas de la compétence d’une municipalité.

C’est la raison pour laquelle les élus NEF votent contre cette délibération. »

Ajoutons que cet investissement n’est pas financé tant qu’un bail n’est pas contractualisé et garanti aux conditions visées. Par ailleurs, s’il fallait engager 150 k€ de travaux d’aménagement pour faciliter la location, il s’agirait là encore d’une une charge additionnelle en cas de défaut de locataire.

Ce dossier est “sensible” pour les finances municipales. Il fera l’objet d’une attention particulière de Nef.

 

2 – Modification du PLU

Suite à l’avis favorable du commissaire enquêteur et des services de l’Etat, B. Ophèle propose les modifications du PLU. Il précise que les remarques faites par la population ne concernent pas les modifications proposées mais encore certains aspects de définition de grandes zones actées dans le PLU précédent.

Le groupe NEF s’est déjà exprimé à ce sujet et a participé à l’élaboration de ces modifications. Aussi, aucun débat n’est nécessaire et vos élus NEF expliquent leur intention de vote :

« L’équipe NEF n’a pas approuvé le PLU voté en 2010 et modifié en 2012 et continue à désapprouver des règles qu’il impose sur certains projets. Par exemple, nous maintenons que la construction d’un gymnase là où il est prévu n’est pas un avantage pour nos concitoyens et que la zone dite des terres de l’hôpital doit être repensée.

Cependant, le vote d’aujourd’hui ne concerne qu’une modification du PLU existant, afin de tenir compte des contraintes que la loi ALUR impose.

Nous avons participé aux travaux de la commission urbanisme et avons fait en sorte d’y apporter notre contribution au titre d’une opposition constructive et collaborative. Les décisions prises avec l’ensemble des élus en termes de modifications du règlement sur chaque zone (limites de fonds de parcelle, coefficient de biodiversité, limites séparatives…) et dans la définition des OAP vont dans le sens de nos préoccupations et de nos préconisations : des mesures qui empêchent la parcellisation à outrance sans pour autant enfermer chaque propriétaire dans des règles trop contraignantes.

Pour ces raisons, et malgré nos réticences concernant le PLU originel, les modifications proposées nous paraissent aller dans le bon sens. Les élus NEF voteront pour cette délibération. »

Pour le groupe NEF,

Matthieu Cadot

Vos élus NEF privés de réception des nouveaux Fourqueusiens !

Échanges sur la page Facebook de Ville de Fourqueux  en cette fin de semaine.

Le webmestre se félicite de l’excellente soirée d’accueil des nouveaux Fourqueusiens, le 6 novembre dernier, salle Fulcosa.

Commentaires de :

Sonia C. : Etant nouvelle avec ma famille depuis Avril à Fourqueux nous n’avons pas été invités… Cela doit être un oubli.

Brigitte Lesgourgues : Ce doit être aussi un oubli de ne pas avoir invité un représentant de l’opposition municipale alors que la Ville finance en partie ce cocktail…

Ville de Fourqueux : Afin de préserver la qualité d’accueil des nouveaux arrivants et en accord avec l’association Fourqueux Accueil, nous avons limité le nombre des élus aux adjoints au Maire et aux délégués.

Matthieu Cadot : Je suis absolument scandalisé par une telle réponse qui affirme clairement que la présence d’au moins un élu de l’opposition, qui s’investit et représente près de la moitié de nos concitoyens, pourrait nuire – je cite –  “à la qualité de l’accueil des nouveaux arrivants ” ! La ville de Fourqueux précise que cette décision est prise “en accord avec l’association Fourqueux accueil” … Nous doutons fort que cela soit le cas … ou alors c’est toute la politique de subvention associative et de financement (communal !) de cet accueil qui est à revoir !
Nous sommes pourtant favorables à cette manifestation et réitérons notre souhait d’y participer …
Bienvenu donc aux nouveaux arrivants à Fourqueux, sachez que nous sommes aussi à votre disposition, malgré notre absence imposée le jour de votre accueil …
Bien à vous
L’équipe NEF

 

La maîtrise de la croissance des dépenses de personnel, un enjeu crucial pour nos finances communales

La maîtrise de la croissance des dépenses de personnel, un enjeu crucial pour nos finances communales

Dans son rapport annuel sur les finances publiques locales pour 2014 (voir https://www.ccomptes.fr/Actualites/A-la-une/Les-finances-publiques-locales2), la Cour des comptes s’inquiète à nouveau de la progression trop rapide des dépenses de fonctionnement des collectivités locales. Ceci est en particulier le cas des dépenses de personnel qui auraient augmenté de 4% pour le bloc communal pour une inflation à peine supérieure à 1%. Ci-dessous un extrait du rapport  : “La masse salariale, qui représente 35 % des dépenses de fonctionnement des collectivités locales prises dans leur ensemble, mais plus de 50 % dans le bloc communal, constitue un gisement potentiel d’économies. Si sa progression résulte pour partie de décisions qui leur échappent, les exécutifs locaux disposent de leviers pour la ralentir. Comme la Cour l’a déjà relevé dans ses rapports annuels de 2013 et 2014,…, des surcoûts importants résultent de pratiques telles que des durées effectives de travail inférieures à la durée légale, une lutte insuffisante contre l’absentéisme ou le recours excessif aux heures supplémentaires.
Au-delà de ces efforts, une réduction significative de la masse salariale ne saurait être obtenue sans une action sur les effectifs au moyen du non remplacement systématique des agents partant à la retraite”.

Notre village ne fait malheureusement pas exception à ce constat général de la Cour des comptes. Durant la campagne de 2014, la liste NEF avait averti sur les dangers d’une politique trop généreuse en matière de dépenses de personnel. L’équation peut être résumée comme suit. Si les dépenses de personnel continuent de progresser de 4% par an – ce qui est bien le cas pour notre village – dans l’hypothèse où nos recettes de fonctionnement n’augmentent pas de plus de 2% par an – (l’augmentation spontanée des bases fiscales), la commune n’a pas d’autre choix pour équilibrer le budget de fonctionnement que d’augmenter les impôts locaux de 2% !

Or, depuis que nous participons au Conseil, nous faisons face à une certaine opacité de la part de l’équipe majoritaire s’agissant de la gestion de ce poste “dépenses du personnel” (un domaine réservé du premier adjoint et de l’adjoint aux finances). Il nous a été rétorqué que l’essentiel de l’augmentation venait des mesures catégorielles prises au niveau national et des promotions automatiques suite à la réussite de concours internes par les agents. Pour autant, les recommandations de la Cour des comptes montrent bien que les communes gardent des marges de manœuvre, d’abord en utilisant au mieux le personnel existant, et ensuite en évitant tout recrutement supplémentaire non indispensable. Enfin, la Cour souhaite explicitement un non remplacement de tous les agents partant à la retraite, ce qui représente le moyen le plus efficace pour arriver à terme à une stabilisation des dépenses de personnel sans trop peser sur la politique de rémunération.

Il s’agit donc bien d’un sujet d’importance stratégique à débattre en toute transparence au sein du Conseil municipal. Lors de la réunion du 28 septembre, les élus NEF ont réclamé de pouvoir obtenir une programmation à 3 ans des dépenses de personnel (dépenses et effectifs), un outil indispensable pour construire des scénarios sur les économies possibles. Nous sommes également demandeurs d’informations sur le taux d’absentéisme des agents municipaux, la durée effective de travail et le montant des heures supplémentaires (dont on nous dit qu’elles ont été diminuées mais sans avoir reçu de chiffres précis). Enfin, nous pensons que les nouveaux recrutements doivent être évités au maximum dans le contexte actuel et déplorons à nouveau la décision d’embaucher un agent cette année pour l’entretien de l’Espace rénové.

Baisse de la Dotation Globale de Financement de l’Etat

Baisse de la Dotation Globale de Financement de l’état: malheureusement l’argent ne pousse pas sur les arbres.

L’Association des Maires de France (AMF) a organisé samedi 19 septembre une journée de protestation contre les mesures décidées par l’état de réduire les dotations globales de financement (DGF) , destinées à contribuer au financement des investissements des collectivités locales. La majorité municipale a décidé d’associer notre village à cette démarche par le biais de l’organisation d’une rencontre entre les élus et les habitants lors du marché du samedi matin.

Bien qu’ayant été conviés à se joindre à cette réunion en leurs qualités de conseillers municipaux, les élus NEF ont choisi de décliner cette invitation qui leur semble surtout s’apparenter à une action de communication.

On peut bien entendu regretter la réduction des ressources venant du Budget de l’état mais on ne peut pas dans le même temps protester contre l’augmentation continue de la pression fiscale ces dernières années.  Notre pays enregistre un niveau record des prélèvements obligatoires (45% du revenu national est ponctionné par les impôts et cotisations obligatoires) et en même temps une dette supérieure à 2000 milliards d’euros et un déficit public proche de 100 milliard d’euros. La seule solution pour sortir de cette spirale est la réduction des dépenses publiques, et cet effort doit être mené dans un contexte où l’état doit faire face à des charges absolument incompressibles – sur la sécurité, la défense ou la protection sociale. Dans ces conditions, il ne nous semble pas que la baisse de la DGF inscrite dans le budget 2016, qui devrait être de l’ordre de 2 milliards d’euros pour l’ensemble des communes et intercommunalités de France, soit quelque chose de complètement insurmontable.

 

Comme les élus NEF l’ont répété à plusieurs reprises, durant la campagne des municipales puis à l’occasion du vote des budgets, les difficultés financières que rencontre notre commune ne sont qu’en partie liées à la baisse des dotations de l’état. Une DGF maintenue à son niveau antérieur n’aurait pas suffi à couvrir les investissements du centre village et à éviter l’augmentation de l’endettement de notre commune. Enfin, la cause principale de l’augmentation des impôts locaux chez nous reste la hausse trop rapide des charges de fonctionnement, personnel, charges générales et charges financières. De ce point de vue, on doit regretter que le dossier de l’intercommunalité[1], une piste essentielle d’économies sur les dépenses courantes, avance de façon complètement brouillonne et sans que les citoyens soient informés ni consultés.

 

Au total, les sujets d’ordre budgétaire ne manquent pas pour dialoguer avec les habitants de Fourqueux. Mais plutôt que de se focaliser sur des décisions de l’état sur lesquelles nous n’avons pas de prise, parlons plutôt des mesures concrètes que nous pouvons prendre au niveau du village pour assurer l’équilibre de nos finances tout en conservant un niveau de prestations satisfaisant pour ses habitants.

 

Laurent Paul

[1] Voir à ce sujet l’excellent blog de notre ami Michel Barreau :
http://www.seine-forets.fr/

 

Une Journée à l’école

Encore une belle démonstration  du dynamisme et du savoir-faire de l’association Fourqueux Patrimoine ! A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, la présidente Monique Grout, son bureau et de nombreux adhérents bénévoles nous ont offert une Journée à l’école. 

Dominique RignaultConçue par Dominique Rignault assisté de Catherine Depaulis, une magnifique exposition très documentée nous a ramenés sur les bancs de l’école pendant tout le week-end des 19 et 20 septembre. cartes geoLes visiteurs très nombreux ont retrouvé avec plaisir les cahiers à lignes remplis d’une écriture soigneuse à la plume Sergent Major, les grandes cartes de géographie, les ardoises et les craies, les bons points, … ainsi que tout un lot de photos de classe sur lesquelles les plus anciens Fourqueusiens ont pu reconnaître leurs maîtres et leurs anciens condisciples.

Mat au barbecue

 

En parallèle, Fourqueux Patrimoine a convié tous les courageux à passer ou repasser leur certificat d’études.

Après avoir partagé dans la cour de l’école un déjeuner avec barbecue, les volontaires se sont assis derrière les anciens pupitres issus de l’école communale pour plancher sur les épreuves de français, mathématiques, histoire et géographie de 1923.
Pas évident de se replonger dans l’accord du participe passé, les problèmes de trains qui se croisent, l’emplacement des sous-préfectures et de retrouver quelle reine a épousé quel roi !
Certif
Pour grappiller quelques points supplémentaires, les candidats de tous âges ont dû réussir quelques jeux de cour de récréation : corde à sauter, billes, osselets, marelle … parfois aidés par les nombreux enfants présents. Après corrections des copies par quatre professeurs intraitables, c’est Christiane Renaud, directrice de cet établissement éphémère et bénévole active de Fourqueux Patrimoine, qui, en chapeau et gants blancs, entourée d’enfants de l’actuelle école, a décerné le précieux sésame aux lauréats.

Un immense merci à Fourqueux Patrimoine pour cette journée pleine de bonne humeur et d’esprit village à laquelle notre député Pierre Morange, soutien fidèle de l’association, nous a fait l’honneur de participer. Les élus NEF étaient également très présents  tout au long de la journée : Matthieu Cadot, Laurent Paul, Sophie Perinetti, Jérôme Goulet et l’auteur de ces lignes, ainsi que Jean-Louis Ricome du groupe VFE.

Brigitte Lesgourgues

 

Qui n’avance pas…recule !

Ce samedi 19 septembre, concomitamment aux festivités des Journées du Patrimoine, nous avons assisté à la mobilisation massive de maires et d’élus locaux visant à protester contre la baisse des Dotations Globales de Fonctionnement (DGF) octroyées par l’État aux collectivités locales. Ce fut le cas aussi à Fourqueux.

Oui, depuis 2014, le gouvernement s’est engagé dans la réduction de 25% de la DGF qui va passer de 40 milliards d’euros en 2014 à 29,4 milliards d’euros en 2017. Cette baisse de 11 milliards d’euros s’inscrit dans un plan d’économies du gouvernement de 50 milliards d’euros de la dépense publique.

Oui, cette réduction des « aides » de l’État est forte et brutale. Mais prenons un peu de hauteur :

  • le budget de la France est lourdement déficitaire depuis des décennies
  • notre pays vit au-dessus de ses moyens
  • la dette française a doublé en 10 ans pour dépasser 2000 milliards d’euros en 2015 soit près de 100% du PIB
  • notre pays vit à crédit
  • la charge de la dette est le 2e poste budgétaire des dépenses de l’État
  • notre pays est engagé dans un cercle vicieux
  • la France détient la 2e place sur le podium de la pression fiscale au sein des 34 pays de l’OCDE avec un taux de 45% du PIB
  • notre pays est en surchauffe fiscale

Dans ce contexte, rien ne serait pire que de rester ancrer sur des postures politiques, des dogmes idéologiques et sur une vision égoïste de l’exercice de son pouvoir local au détriment de l’intérêt général. Cela conduit inexorablement à l’aggravation de la situation économique et budgétaire de notre pays.

Oui, la mobilisation de tous les acteurs des collectivités locales, élus et citoyens, est nécessaire. Elle a d’ailleurs trois vertus :

  • Sensibiliser les habitants à la gestion financière de leur commune : multiplicité des missions et complexité de pilotage
  • Présenter les actions engagées et à engager pour pallier la baisse de la DGF
  • Débattre de l’évolution nécessaire de l’organisation et du fonctionnement des collectivités locales et territoriales

Mais cette baisse de la DGF constitue aussi un électrochoc nécessaire et salutaire pour stopper une forme de fuite en avant des collectivités territoriales :

  • Les effectifs des communes et intercommunalités ont augmenté de 26% entre 2000 et 2011 sans rapport avec les ressources humaines nécessaires pour assumer le transfert et l’élargissement de leurs compétences.
  • La création des communautés de communes et des intercommunalités n’est aujourd’hui qu’une couche supplémentaire du mille-feuilles des collectivités territoriales. Quelles économies ? Quelles structures supprimer ? Les bonnes intentions originelles sont restées sans suite….
  • On ne compte plus l’argent public gaspillé dans des investissements d’infrastructures communales inadaptées (voire démesurées) ou dont le fonctionnement et l’entretien deviennent un fardeau pour un budget communal : médiathèque, piscine, terrain multisports,…

Notre village de Fourqueux n’échappe pas à la règle. La baisse de la DGF touche aussi notre budget municipal.

L’unique enjeu auquel nous devons faire face est d’assurer la pérennité et la qualité des services qui constituent les missions fondamentales de notre commune, sans augmenter notre endettement ni alourdir la pression fiscale locale.

Oui, cette mobilisation est nécessaire.

Mais elle ne doit pas servir à défendre un bilan ou à chercher d’obtenir un quitus d’une prétendue bonne gestion auprès de ses administrés.

Au contraire, nous devons saisir cette opportunité pour réfléchir sans tabous :

  • à la réduction de nos dépenses
  • au déploiement d’un processus de contrôle de gestion
  • à la mutualisation de nos services avec d’autres communes
  • à l’anticipation des évolutions sociétales
  • à la définition du spectre de nos missions
  • à la priorisation de nos actions
  • à la planification de nos investissements

Ne pas avancer dans cette démarche, c’est reculer.

Jérôme Goulet